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25 janv. 2008

à plus



une pause dans ce blog. à plus, ici ou là, ou encore là-bas...

7 oct. 2007

chapitre de suggestions

Dans la vie de chaque homme, il survient au moins une époque où l’esprit semble un court moment se détacher du corps, et, s’élevant au-dessus des préoccupations mortelles, au point d’en avoir une vue compréhensive et générale, apporte en toutes circonstances une appréciation de son humanité, aussi exacte que possible, à cet esprit particulier. L’âme ici se sépare de sa propre idiosyncrasie ou individualité, et considère son être non plus comme sa possession exclusive, mais également comme une portion de l’être universel. Toutes les bonnes résolutions importantes que nous prenons – toutes les régénérations du caractère, marquées dans un sursaut – n’interviennent qu’à de telles crises de la vie. Et c’est ainsi notre sentiment du moi trop aigu qui nous rabaisse et nous conserve au rang d’êtres déchus [1].

* * *


Qu’il y ait une injustice à ne pas considérer l’imagination comme la reine des facultés mentales, c’est ce que prouve la conscience aiguë qu’a l’homme imaginatif du fait que ladite faculté conduit souvent son âme jusqu’à l’aperçu de choses surnaturelles et éternelles – jusqu’à l’extrême limite des grands secrets. En effet, il arrive à sentir par moments les parfums diffus et à entendre les mélodies d’un monde plus heureux. Quelques-unes des connaissances les plus profondes – peut-être toutes les connaissances très profondes – ont été le fruit d’une imagination hautement stimulée. Les grands intellects devinent avec justesse. Les lois de Kepler ont été, de son propre aveu, devinées [2].

* * *


La perception intuitive, apparemment fortuite, par laquelle nous accédons bien souvent à la connaissance, au moment où la raison faiblit, abdiquant tout effort, est assez semblable au coup d’œil jeté furtivement vers une étoile, par lequel nous la voyons plus clairement que si nous dirigions notre point de vue en plein sur elle ; ou bien encore, à la façon dont nous gardons les yeux mi-clos, à la vue d’un gazon, pour en apprécier plus pleinement l’intensité du vert [3].


Edgar Allan Poe, décembre 1844.

Extrait de Marginalia, ouvrage déjà cité ici (Allia, trad. et notes L. Menasché)

[1] Le même sujet est traité par Poe dans quelques nouvelles somnambuliques : Révélation magnétique, La Vérité sur le cas de M. Valdemar, et surtout Colloque entre Monos et Una. Son poème Pour Annie s’inscrit dans une veine comparable.
[2] Johannes Kepler (1571-1630), astronome allemand. L’idée est chère à Poe et sera reprise dans Eurêka.
[3] Cette idée figure, avec quelques modifications, dans Le Double Assassinat dans la rue Morgue ; et sera plus amplement développée dans Colloque entre Monos et Una.

image : Claude Pélieu - Fat Slut Blues (collage-transfert)

7 sept. 2007

un jeu d'enfant


Glanée je sais plus où, cette pub vintage. Pour quelques dollars, de quoi amuser ces chères têtes blondes. "Rockets that fire", "firing torpedoes". Dans d'autres contrées, des gamins participent à de vraies guerres, eux. Des gamines, aussi. Et pourquoi ça ?

26 août 2007

il nous en reste combien?



Des mines anti-personnel?

Combien exactement? va savoir, Secret Défense.

Si l'on suppose que l'Hexagone a appliqué la loi n° 98-564 du 8 juillet 1998, « tendant à l'élimination des mines antipersonnel », une note précise que « La totalité des mines antipersonnel réelles encore détenues en stock par les armées sera détruite avant la fin de l'année 1999, à l'exception du stock de 5000 mines autorisé par la loi. »

Ah bon, si c'est autorisé par la loi...

voir la CONVENTION SUR L'INTERDICTION DE L'EMPLOI, DU STOCKAGE, DE LA PRODUCTION ET DU TRANSFERT DES MINES ANTIPERSONNEL ET SUR LEUR DESTRUCTION
rapport août 1999.

24 juil. 2007

ROIR

Allez, pour se changer les idées, rien de tel qu'une petite madeleine, et même plusieurs. Ah, les cassettes ROIR (pronounced "roar")... Que du beau monde! Souvenez-vous, "CASSETTE - ONLY"...


un must, mi-live mi-studio, mes enregistrements préférés du groupe.
(avec les notes de Lester Bangs au verso)


un live copieux, Tom Verlaine très inspiré. La reprise de Satisfaction en rappel est du pur bruit.


les premières démos avec le batteur Billy Murcia, mort tragiquement comme on dit (un cocktail d'alcool et de Quaaludes), remplacé ensuite par Jerry Nolan.


avec Wayne Kramer, sorti de taule, sur un titre.


avec Alan Vega sur un titre, son Rocket USA.


avec notamment Piss Factory de Patti Smith, Little Johnny Jewel de Television et Blank Generation de Richard Hell & the Voidoids.


« Suicide was always about life. But we couldn't call it Life. We never would have gotten a gig. So we called it Suicide because we wanted to recognize life. » - Alan Vega, 1985


celle-là, fallait oser quand même.



J'ai perdu R.I.P., de Richard Hell & the Voidoids, et puis il y avait aussi Babes in arms, du MC5.

C'était les années 80. Depuis, la plupart des titres du catalogue ont finalement été réédités en CD, et le label continue à produire, il est même devenu une référence en reggae-dub (ils ont l'excellent Gato Negro, du Nigeria) . Le site officiel est par contre assez décevant.

15 juin 2007

bibliographie occulte (3)

il a même été adapté aux USA!

Play with fire


Mircea Cantor - born to be burnt, 2006



Mircea Cantor - double heads matches, 2002-2003
(20 000 boxes produced manually)

14 juin 2007

12 juin 2007

bibliographie occulte (2)

Ah... il a aussi publié en espagnol, le bougre!





10 juin 2007

confidences

tiens...

... suite au billet ci-dessous, en feuilletant un (beau) livre d'images, je tombe sur:


Jean-François Raffaëlli, Paris 1850 - 1924, Paysage de banlieue.

9 juin 2007

bibliographie d'accord, mais sélective alors

Puisque cette petite cokine a lâché le morceau, il me faut compléter ce listing. Et je dois dire que c'est sans aucun doute en écrivant la série des ALIZ que je me suis le plus amusé, à l'époque...


Après la première série aux Editions Nuits Blanches, qui comprenait :
  • Aliz ou les métamorphoses du caprice
  • Aliz aux portes de l’enfer
  • Aliz en redemande
  • Aliz n’abandonne jamais
j’avais changé d’éditeur et j’étais passé chez J.-F. Dupuis. Dans la collection "Vous avez dit macabre ?", j’avais donné :
  • Aliz n’a pas froid aux méninges
  • Pas de trêve pour Aliz
  • Aliz, loin de tout anthropomorphisme pourtant
  • Aliz et son puma
Puis, pour les Editions La Désinvolte cette fois :
  • Aliz et les sans-terre
  • Qui ne connaît pas Aliz ?
  • Noces spéciales pour Aliz
  • Ce n’est qu’un épilogue, ma chère

Je me foulais de moins en moins, mais tant que le public suivait… Ça m’avait rapporté quelque chose, aussitôt réinjecté dans des projets plus discrets.

Aliz a aussi récemment participé à un récit composé à quatre ou cinq mains (enfin par paires ça ferait plutôt 8 ou 10), Le feu vert ça s'appelle…

6 juin 2007

bibliographie occulte (1)

Petit cachottier! En faisant quelques recherches, et aidée par ce qu'il faut bien appeler la chance, j'ai découvert chez notre ami tout un passé caché d'auteur de polars et autres récits à suspense. Et ce n'est qu'un début, je vais de surprise en surprise...

Mais au final ce n'est peut-être pas très étonnant, quant on sait que ce genre littéraire, caractérisé entre autres par une intrigue riche en rebondissements, n'est en fait souvent qu'un prétexte pour diffuser des idées d'un tout autre tonneau...






21 mai 2007

La girafe, encore elle

A venir, la girafe: le retour...


mais qu'est-il arrivé à ma bibliothèque?

1 mai 2007

le joli mai

image envoyée par un correspondant (il y a 2 ans?)

19 avr. 2007

foto-novela 2






18 avr. 2007



girafe figurant sur le Paradis de Jérôme Bosch (c.1500)

foto-novela 1





14 avr. 2007





7 avr. 2007


Franziska Furter:‘black hole’, 2007, galerie

DE CES NOTES PRISES DANS LES MARGES DES LIVRES ET D'AUTRES CHOSES ENCORE...