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29 juin 2007

la folie

Réécouter La folie, des Stranglers, par les Stranglers, est une expérience un peu embarrassante, mais pleine d'enseignements au final. Ce n'est pas un de leurs meilleurs morceaux, et puis ces paroles en français, ce refrain "oui, c'est la folie tam tam", franchement... Bon, les Stranglers ont toujours été un groupe, comment dire, cheulou. Dans la foulée on lit ces vers, de Fernando Pessoa:

Sans la folie, l'homme qu'est-il
De plus que la robuste bête,
Cadavre ajourné qui procrée ?

(DOM SEBASTIEN, ROI DU PORTUGAL, in Je ne suis personne, C. B. Editeur)



hum... toujours en vrac, je ne peux m'empêcher d'exhiber une (autre) photo de Rose:


à +

10 juin 2007

confidences

3 juin 2007

Notre amie, toujours elle, décidemment


Va falloir que je pense à renommer ce blog Le blog de la girafe...

Pour tenter une première interprétation de l’analogie girafe-Vérité* (voir texte scanné plus bas), on peut se faire aider par Baudelaire, qui a lu Fourier.

Premier quatrain du célèbre sonnet Correspondances :

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Pour Baudelaire, c’est le poète qui est le passeur, celui qui peut interpréter, déchiffrer la Nature. Ce que Baudelaire veut retrouver, c’est la ténébreuse et profonde unité, celle d’avant la Civilisation, justement. Retrouver le langage originel, celui de l’Age d’or, que cherchent tous les poètes, au fond. En effet, le poète est celui :

Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!

(Elevation)

Mais ce n'est pas là tâche aisée, on se rappelle L'Albatros, cloué au sol et moqué des hommes...


Baudelaire au fauteuil, par Nadar

Le langage des fleurs… il y a des pages formidables de Fourier sur les fleurs... Mais revenons à nos girafes. Pour Fourier, une approche scientifique de l’étude des rapports cachés de l’homme et de la Nature, rapports qu'il s'agit de décrypter, est possible. Tous les modèles de caractères, tous les rapports passionnels, en positif comme en négatif, sont déjà écrits. Mais c'est une approche assez particulière, la sienne, toujours dans un but de réconciliation des hommes avec leur environnement. Cette approche scientifique est aussi extrêmement poétique : la Théorie des quatre mouvements, son premier texte publié, qui est aussi le plus audacieux, est qualifié de poème mathématique, et c’est entre autres pour cela qu’on s'en moquera, notamment Marx (mais pas Engels), qui l’écartera au profit de son « socialisme scientifique », en posant la séparation de celui-ci avec le « socialisme utopique ». La concurrence était rude.

Mais quels sont ces quatre mouvements? Le social, le minéral, le végétal, l’animal, qui doivent, qui peuvent fonctionner en Harmonie grâce aux attractions passionnelles libérées, en séries calculées. Mais cette Harmonie sera inédite, il s’agit en effet d’atteindre à un ordre nouveau et non d’un retour en arrière avant on ne sait quel péché originel. Le projet de Fourier est révolutionnaire.


à suivre


* je garde ici les majuscules de Fourier pour Nature, Civilisation, Harmonie, etc., même si ça n’est plus dans nos habitudes.


Pour plus d’infos sur la girafe, la « vraie », ici c’est vraiment pas mal.

27 mai 2007

A propos de la statue, cette fois

Paris, entre Place de Clichy et Blanche.

Dégoûté. Voilà ce que je trouve (et encore je vous assure que c'est mieux en photo qu'en vrai):

Aujourd'hui même.

Des imbéciles, qui s’autoproclament précaires, le dernier adjectif à la mode, ont monté une cabine en verre sur le socle de la statue disparue de Fourier, pour le plus grand divertissement des badauds et des touristes. Il s'agit d'un collectif (fallait-il qu'ils se mettent à plusieurs? On n'ose imaginer ce que chaque individu pris séparément pourrait nous sortir en fait de concept génial), qui prétend « cultiver le paysage ». Bonjour. Voir leur communiqué de presse.

C'est bien le socle d'origine.

Quelles que soient les intentions déclarées (« Nous honorons une nouvelle fois le socle de Charles Fourier », « Mais ici, point d’hommage au grand homme »), cette installation, qui aurait pu être sponsorisée par France Télécom, est du plus mauvais effet. Pourquoi pas un abribus panoramique tant qu'ils y étaient? Même en admettant que ces types à l’imagination en berne aient réellement installé ce truc à l’insu des autorités, comme on dit, le fait même qu’il n’ait pas été immédiatement démonté par ces mêmes autorités, suffit à prouver à quel point ce genre d’initiative va dans le sens du poil de la médiocrité de l’aménagement urbain (et "culturel"). D'une tristesse. D’ailleurs la Ville de Paris va le leur mettre aux normes, à ces pauvres chéris :

« MERCI DE NE PAS MONTER
Esthétique et sécurité ne sont pas toujours compatibles,
dans l’attente d’une mise aux normes prochaines de l’escalier,
merci de ne pas monter. »


Ils auraient pu traduire en japonais ou en italien, pour nos amis de passage…

Cette idée de représenter la disparition, de souligner le vide par un volume en verre est d’une telle banalité, a un tel air de déjà vu, qu’on se demande comment un quelconque sous-fifre de la Direction des Affaires culturelles, de celle des Parcs et Jardins, que sais-je encore, ne l’a pas eu avant eux (mais peut-être ce fonctionnaire éclairé est-il en réalité le chef de la bande). Décidemment rien n’aura été épargné à Fourier. Cette bouffonnerie au rabais qui bien entendu – ça ne mange pas de pain – se veut subversive (la référence obligée aux situs) sera-t-elle la dernière péripétie de l’histoire de ce site ? Retour en arrière:

C’est en juin 1899, difficilement financée par le fouriérisme officiel finissant et divisé, qu’est érigée la statue.

Une quarantaine d'années plus tard, au début de l’Occupation, elle est enlevée par les nazis qui récupèrent le bronze pour le fondre en munitions. Fourier est "sacrifié" parmi les premiers. Plus de statue sur le Boulevard de Clichy, donc, mais le socle reste.


En 1969, nouvel épisode, ainsi relaté dans la revue de l’I.S :

Le retour de Charles Fourier

« Le lundi 10 mars 1969, à 19 heures, au moment même donc où commençait une « grève générale » divertissement soigneusement limitée à vingt-quatre heures par l’ensemble des bureaucraties syndicales, la statue de Charles Fourier était remise, place Clichy, sur son socle, resté vide depuis que les nazis en avaient enlevé sa première version. Une plaque gravée à la base de la statue en disait l’origine : « En hommage à Charles Fourier, les barricadiers de la rue Gay-Lussac ». Jamais encore la technique du détournement n’avait touché un tel domaine.

Le travail de mise en place fut effectué à un moment où la place Clichy est très fréquentée, et devant plus d’une centaine de témoins, dont beaucoup s’attroupèrent, mais dont personne, même en lisant la plaque, ne s’étonna (on s’étonne peu en France, après avoir vu mai 1968). La statue, réplique exacte de la précédente, était en plâtre, mais finement bronzée. À vue d’œil, on la croyait vraie. Elle pesait quand même plus de cent kilos. La police s’avisa peu après de sa présence, et laissa une garde autour d’elle durant toute la journée du lendemain. Elle fut enlevée à l’aube du surlendemain par les services techniques de la Préfecture.

Un commando d’une vingtaine « d’inconnus », comme disait Le Monde du 13 mars, avait suffi à couvrir toute l’opération, qui dura un quart d’heure. D’après un témoin, cité par France-Soir du 13, « huit jeunes gens d’une vingtaine d’années sont venus le déposer à l’aide de madriers. Une jolie performance si l’on sait qu’il n’a pas fallu moins de trente gardiens de la paix et une grue pour remettre, le lendemain, le socle à nu. » Et L’Aurore, pour une fois véridique, faisait remarquer que la chose était notable car « les enragés ne rendent pas tant d’hommages ». »
Internationale situationniste, Revue de la section française de l’I.S., Numéro 12, Septembre 1969

(à noter que sur cette prise on voit encore en fond le célèbre Gaumont Palace,
détruit en 1972 pour laisser place à un complexe hôtelier particulièrement répugnant...)

A suivre ?

(si l'on y tient vraiment, on peut voir d'autres images récentes ici)

Fourier, suite

Je poursuis.


Stendhal, qui s’y connaissait en matière de reconnaissance tardive, a dit du penseur, qu’il admirait : « On ne lui accordera que dans vingt années son rang de rêveur sublime » (Mémoires d'un touriste, 1838). De fait, on l’a vu, il aura attendu bien plus longtemps ! Aucun hasard là-dedans, mais bien plutôt un escamotage programmé : par son disciple et principal exécuteur testamentaire tout d’abord, Victor Considérant, qui dans les éditions posthumes fera scrupuleusement le tri, en supprimant notamment tous les passages sur l’amour libre, ce que ne manqueront pas de faire à sa suite les membres de l’Ecole sociétaire, qui garderont pendant longtemps la mainmise sur ses écrits. Il suffira qu’un peu de malchance vienne couronner le tout, avec des manuscrits disparus, des cahiers rongés par les souris, etc. Dans son excellente Vie de Charles Fourier (Denoël/Gonthier, Paris, 1978), Emile Lehouck écrit :

« Son anticonformisme n’allait pas seulement à l’encontre de la morale, il niait également les valeurs de la science moderne : la notion de progrès et les grands principes de la recherche positiviste. Alors que la civilisation bourgeoise affûtait ses armes pour se lancer dans son programme de conquête de la nature, Fourier, fidèle à la tradition ésotérique, concevait la science comme une étude des rapports visibles ou secrets de l’homme avec cette même nature, rapports considérés en termes d’union et non de conflit. Cette vision d’un monde réconcilié, si contraire à notre obsession des prouesses techniques, a été appelée utopie et tournée en ridicule. Cependant aujourd’hui que le formidable déploiement scientifique ne nous offre plus comme perspective d’avenir que l’holocauste atomique, l’empoisonnement de la planète ou encore la famine généralisée, on commence à comprendre que l’esclavage auquel l’homme prétendait soumettre la nature signifiait en définitive son propre esclavage. Marcuse corrige Marx et on en revient à Fourier. »

Il y a pas mal d’endroits sur le net où l’on parle de Fourier. En bouquins, outre l’essai biographique de Lehouck et la synthèse aux PUF déjà cités, je recommande Charles Fourier : vers la liberté en amour, Gallimard, coll. Idées, 1975, avec une très bonne présentation de Daniel Guérin. A dénicher en occase car épuisé et non réédité, il me semble.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je m’en vais faire un tour du côté de la Place de Clichy prendre quelques photos du socle de la statue disparue de Fourier dont je raconterai l’histoire (connue, mais quand même, pas tant que ça) la prochaine fois…

26 mai 2007

la girafe: le retour, donc

L'autre jour je me demandais si ma bibliothèque ne commençait pas un peu à se mordre la queue (voir photo plus bas), ce qui est toujours ce qui peut arriver de pire à une bibliothèque, qui se doit bien plutôt d'être un labyrinthe où se perdre, sans en rester prisonnier, ou alors en connaissance de cause, en acceptant d'entrée les risques que cela comporte... Le mieux étant peut-être de ne pas en avoir, ou de tout laisser dans des cartons au fond d'une cave... Bref, je m'en approche donc et sors quelques bouquins au hasard, enfin presque, et voilà qu'en refeuilletant Fourier, je tombe sur notre amie la girafe, dont il a déjà été question ici:



Fourier, PUF, 1969.

Bien sûr, il faudrait écrire une présentation du passage, s’interroger sur le Dieu de Fourier, par exemple, dire qu’il est tout de même assez particulier. Pour le moment, on peut déjà dire que ce n'est certes pas le Dieu de l'abstinence, de la faute, du péché. Pour le Bisontin (il est né à Besançon en 1772, mort à Paris en 1837), sacré et érotisme sont par exemple indissolublement liés, ce qui n'est pas très catholique, il faut reconnaître. Mais, blague à part, ce Dieu-là peut être facilement tenu pour quantité négligeable (il n'est, en gros, que le Créateur) sans rien enlever à l’originalité des vues de ce penseur-poète singulier, sans "trahir" sa conception d’un monde avant tout régi par la loi des attractions, inspirée de Newton.

Ce dont Fourier nous parle presque toujours - et c'est bien plus intéressant que ses projets de réformes dans le domaine économique, qui ont leurs limites -, c'est de nos désirs, de nos passions. « Les attractions sont proportionnelles aux destinées ». Oui, mais ce n’est pas de l’hédonisme bon marché. Fourier va plus loin, Fourier dérange. D'ailleurs ses disciples (vaut-il mieux, là aussi, ne pas en avoir ?) ne s'y sont pas trompé en escamotant une partie de son oeuvre. L’indifférence aidant par la suite, ce n'est qu'un siècle et demi après leur élaboration (grosso modo jusque vers la fin des années 1960) qu'on a pu avoir accès à l'ensemble des textes.

Car ce que Fourier fustige, c'est la Civilisation, rien de moins, qui pour lui fait suite à la Sauvagerie, puis à la Barbarie, sans que les hommes aient pu en finir avec le mensonge, l'asservissement, le meurtre, etc., bien au contraire. Le salut de l'humanité passe par la mise en place de l'Harmonie. Fourier est ce qu'il est convenu d'appeler un utopiste.

Il faudra y revenir, impossible de résumer en quelques lignes une pensée si originale et si puissante, si déconcertante aussi, parfois. Dire par exemple à quel point il a été un précurseur de Freud (il parle d'« engorgement » plutôt que de « refoulement » mais bon). Citer ses pages sur l'éducation des enfants, une vision par bien des aspects très libertaire...

Photo: T. Buquet, Lyon, parc de la Tête d’or, 1990.

article en ébauche

21 mai 2007

La girafe, encore elle

A venir, la girafe: le retour...


mais qu'est-il arrivé à ma bibliothèque?

18 avr. 2007



girafe figurant sur le Paradis de Jérôme Bosch (c.1500)

la girafe

"Peigner la girafe."

version courte

Peigner la girafe : ne rien faire ou perdre son temps.

Cette expression daterait de 1827. Le 30 juin, les parisiens purent voir une girafe pour la première fois. L'animal, nommé Zarafa, était un cadeau du pacha d'Egypte au roi Charles X. La foule l'accueillit avec enthousiasme et on l'installa au Jardin des Plantes avec un gardien personnel. Ses supérieurs reprochant à ce dernier de ne rien faire, il aurait répondu pour se justifier qu'il était fort occupé à "peigner la girafe".

version longue

Faire un travail inutile ou fastidieux; trouver le temps long à ne rien faire.

Il releva d'un coup d'épaule crâneur le sac à outils qui bringuebalait sur ses reins, et gagna la porte en ricanant : « D'ailleurs, je m'en fous... On verra bien... Faire ça, ou peigner la girafe!... » (MARTIN DU G., Les Thibeau., Été 14, 1936, p. 508).

Mais d'où vient cette expression?

En 1826, le pacha d'Egypte offrit simultanément au roi de France et au roi d'Angleterre deux jeunes girafes capturées en Abyssinie. Les consuls des deux pays les tirèrent au sort et la France eut la plus belle.

On embarqua la girafe sur un bateau appelé « Les deux frères ». Elle portait autour du cou un parchemin sur lequel étaient écrits des passages du Coran. Des gardiens égyptiens embarquèrent avec la girafe, ainsi que trois vaches qui fournissaient les 20 litres de lait nécessaires pour nourrir la girafe.

La traversée entre Alexandrie et Marseille se passa bien (sauf pour une des vaches qui eut le mal de mer). La girafe était installée dans la cale du navire et son cou sortait par une trappe.

A Marseille, la girafe fut mise en quarantaine (pour éviter la propagation des maladies contagieuses). Puis, on la fit sortir de nuit pour la conduire jusqu'à la Préfecture. Elle était logée dans une baraque en bois et resta la jusqu'en mai 1827. C'était une véritable attraction et la femme du Préfet organisa de nombreuses réceptions.

Au printemps, on fit sortir la girafe pour lui donner de l'exercice et la préparer au long voyage jusqu'à Paris. C'était la première girafe sur le sol français et chaque sortie était un évènement. En tête du cortège, un peloton de gendarmes à cheval, sabre au clair, dégageait le passage et faisait ranger les véhicules. Venaient ensuite les deux vaches. Derrière, la girafe avait un collier de cuir avec six longes que tenaient les gardiens et des employés de la Préfecture. Enfin, des gendarmes à pied contenaient la foule des curieux.

En avril 1826, Etienne Geoffrois-Saint Hilaire, du Muséum (le Jardin du Roi, aujourd'hui Jardin des Plantes à Paris), était arrivé à Marseille pour prendre livraison de l'animal. Il avait fallu organiser le voyage vers Paris et prévenir toutes les préfectures.

Un tailleur fit à la girafe un vêtement imperméable en toile gommée, boutonné sur le devant. Elle avait aussi un capuchon et un col descendant sur le poitrail.

Le voyage vers Paris commença le 20 mai 1827, à l'aube, sous une pluie battante. Il y avait 880 kilomètres à parcourir, par étapes de 20 kilomètres environ.

Un peloton de gendarmerie escortait la girafe et changeait à chaque canton. Une foule nombreuse venait voir cet étrange animal.

A Lyon, ont fit à la girafe un accueil triomphal. Elle fut exposée cinq jours sur la Place Bellecour.

Le 30 juin 1827, la girafe arriva à Villeneuve Saint-Georges. On lui retira son habit de voyage. 25 gendarmes l'escortèrent jusqu'à Paris. A Paris, plusieurs milliers de personnes vinrent l'admirer.

En tout, le voyage dura plus de trois ans. Le 9 juillet 1827, elle fut conduite au château de Saint-Cloud pour être présentée au roi Charles X. Elle portait une couronne de fleur et un manteau de cérémonie. Le roi lui fit manger des pétales de rose dans sa main.

La girafe devint très à la mode. On la voyait sur le fond des assiettes, on fit des bronzes, des carreaux de faïence, des étoffes, des ombrelles...

La girafe vécut au Jardin des Plantes entre 1827 et 1845.

A sa mort, la girafe fut empaillée et elle se trouve aujourd'hui au musée d'histoire naturelle de la Rochelle.

rédigé par une correspondante

DE CES NOTES PRISES DANS LES MARGES DES LIVRES ET D'AUTRES CHOSES ENCORE...